Ce sont deux types d’investissement plutôt populaires auprès des Français mais ce sont des placements qui sont généralement opposés. Il convient de bien comprendre les points positifs et les faiblesses de ces deux investissements pour savoir s’ils correspondent à votre profil d’investisseur.

Volatilité de l’action ou la stabilité de l’immobilier ?

C’est souvent dans ses termes qu’on oppose ces deux investissements. Ainsi, les actions sont associées à un plus grand risque toutefois ce risque existe également dans l’immobilier où certains marchés baissent et n’offrent pas la stabilité espérée. Dans l’immobilier, le risque se trouve dans l’existence de « bulles immobilières » qui peuvent risquer d’exploser et dans des mauvais achats (vices cachés, problèmes de voisinages, etc…). De même, les entreprises ne sont pas à l’abris de grands chocs économiques et d’une mauvaise gestion qui remettent alors en cause la rentabilité de l’investissement. L’important est donc de bien penser son investissement et de diversifier son portefeuille pour limiter les risques.

Quel est le coût de l’investissement ?

Avec des actions ou des investissements immobiliers, les frais ne sont pas les mêmes et il convient donc de s’intéresser aux coûts annexes notamment les frais de gestion lorsque vous achetez des actions ou alors les travaux qui seront à prévoir dans un bien immobilier ou encore les frais d’agence si vous cherchez à loyer votre bien.

Quelle flexibilité ?

Les placements boursiers et en action vous offre une plus grande liquidité. Il est possible de sortir de l’investissement sans difficulté puisque très généralement quelqu’un est prêt à racheter les titres. Cette flexibilité concerne moins l’immobilier où les délais de revente sont plus longs.

L’effet de levier

L’effet de levier correspond à l’utilisation de l’endettement afin de faire croître la capacité d’investissement d’une entreprise ou d’un particulier. On cherche ainsi à mesurer l’impact de cette dette sur la rentabilité des capitaux propres investis. L’effet de levier constitue l’un des principaux arguments en faveur d’un investissement immobilier locatif. Il n’y pas possible de d’avoir cet effet levier en bourse. Ainsi, le revenu perçu grâce à la location permet de rembourser les dettes. Il convient cependant de bien faire attention aux différents impôts et taxes pour s’assurer de la rentabilité, notamment la taxe d’habitation.

La fiscalité

Évidemment la fiscalité sur la pierre et sur les actions diffère.

Ainsi, il convient de savoir que grâce à certains investissements immobiliers, des dispositifs de défiscalisation sont ouverts. Notamment les lois Pinel et Denormandie. Dans ce cadre-là, les épargnants vont l’acquisition d’un bien immobilier, neuf dans le cadre de la loi Pinel et dans un quartier ancien dégradé pour la loi Denormandie. Les propriétaires sont ensuite tenus de louer leur bien pendant une certaine période (6, 9 ou 12 ans), avec des prix plafonnés selon l’emplacement de leur bien. La réduction fiscale s’applique pour l’impôt sur le revenu et est calculée en fonction du prix de revient du bien (achat du bien, frais et travaux) ainsi que selon la durée de location du logement.

De même, vous pouvez investir dans des PME et des ETIs afin de réduire votre impôt sur le revenu. Le dispositif dit Madelin ou IR-PME permet lui de financer des PME françaises et européennes, un avantage fiscal de 25% du montant versé (ce taux doit encore être validé par l’UE).

Par ailleurs, il est important de considérer le prix de l’IFI qui concerne désormais uniquement les biens immobiliers si vous avez atteint un certain niveau de patrimoine. De plus la taxe d’habitation a un rôle non négligeable.

De même, il convient de s’intéresser à la fiscalité sur les plus-values qui touche les actions comme les biens immobiliers, là encore l’investissement sera plus ou moins intéressant selon la durée de votre placement.

En investissant dans des actions, vous serez également taxé sur les dividendes perçus, de même que les revenus fonciers sont à déclarer auprès de l’administration fiscale.


  1. Le plafond des niches fiscales s’appliquent-ils à tous les dispositifs ? +-

    Le plafonnement global ne s’applique pas à tous les avantages fiscaux mais à une grande partie : emploi d’un salarié à domicile, frais de garde des jeunes enfants, dépenses en faveur de la transition énergétique de votre logement, investissement locatif ou forestier, souscription au capital d’une PME, souscription à une SOFICA et investissement dans les DOM-TOM. Les dons aux organismes d’intérêt général, les frais de scolarité des enfants, les baisses liées au quotient familial ou encore les aide aux personnes âgées et en situation de handicap ne sont pas pris en compte dans ce plafonnement.

  1. Les actions sont-elles l’investissement le plus rentable à long terme ?+-

    Une étude de l’AMF sortie en 2013 révèle que sur 25 ans (1988 – 2013), un investissement en actions françaises et conservé sur toute la période avec réinvestissement des dividendes a procuré un rendement réel moyen de 5,81 %. Les marchés immobiliers sur l’ensemble du territoire français ont connu dans le même temps des évolutions différentes.


Sources :
https://www.lerevenu.com/bourse/bourse-ou-immobilier-quel-est-le-meilleur-placement
https://www.lafinancepourtous.com/pratique/immobilier/acheter-sa-residence-principale-ou-secondaire/comment-acheter-son-bien-immobilier/
https://www.lafinancepourtous.com/pratique/placements/les-questions-clefs-avant-d-investir/investir-long-terme/
https://www.lafinancepourtous.com/pratique/impots/fiscalite-de-l-immobilier/
https://www.lafinancepourtous.com/pratique/impots/fiscalite-de-l-epargne-2/actions-quelle-fiscalite/
https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/entreprise/gestion-et-comptabilite/effet-de-levier/  
https://www.lafinancepourtous.com/pratique/impots/impot-sur-la-fortune-immobiliere-ifi/ifi-sur-quoi-est-impose/

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